Découverte au matin des albums du groupe "Timber Timbre" : de la folk canadienne hantée et crépusculaire. Je suis impressionné. Je passe la journée à la Maison du Peuple. Léandra n'est pas en forme : elle est anxieuse en attendant Jonas. Emily est fatiguée donc pas là. Fin de soirée avec Léandra, Andrew et Walter.
Minestrone, duo de pâtes et Agricola
Je vais chercher des légumes au Parvis de Saint-Gilles (où je croise Léandra) pour le souper du soir. J'ai prévu de faire une minestrone en entrée et un duo de pâtes en plat principal. Emily a apporté une charlotte au chocolat en dessert (miam). Les autres invités sont Zapata et sa copine Amy, ainsi que Flippo. On joue à Agricola (dieu que c'est compliqué ce jeu, au début). Zapata gagne, comme d'habitude (il n'est plus le même quand il joue à ce jeu). On termine la soirée en jouant à Questions pour un champion, jusque 5 heures du matin environ.
Le discours du roi
Je vais manger sur le temps de midi au parc du Botanique avec Léandra et Zapata. Très bon sandwich-ciabatta au "thon italien". Cette sandwicherie ("La Focaccia", près de Rogier) est définitivement un bon plan. Léandra et Zapata travaillent juste à côté. Moi, je suis en congé, comme souvent les vendredis.
En soirée, je vais voir "The King's Speech" avec Emily. Le logopède s'appelle Hamilton, comme moi, et son père est brasseur. Certaines scènes sont vraiment émouvantes (la scène du discours du stade, au tout début du film, ou encore la thérapie par la musique). On sort du cinéma satisfaits et on termine la soirée devant un verre. Emily n'est toujours pas très en forme.
Le Louvre (le café, pas le musée)
Pas de badminton ce soir mais, après avoir croisé Léandra, je vais boire un verre au Louvre (un café à Saint-Gilles, pas le musée) avec Mary Augustus. Ils n'ont plus d'Orval (ça commence à m'énerver cette histoire). Du coup, on se rabat sur la Chimay Bleue (ouch, ça fait beaucoup plus mal).
Mary vient de rompre avec sa copine. Elle est triste, dit-elle, même si ça ne se voit pas trop. Elle a une relation assez compliquée avec elle. Emily nous rejoint un peu plus tard. C'est pas la forme non plus, avec sa cousine mourante et ses problèmes au boulot.
Accidents nucléaires et critique des médias
Dans le train, je n'arrive pas à avancer sur l'écriture de mon article sur les accidents nucléaires, que j'ai envie de publier sur le Blog du Noctambule. J'aimerais reprendre de manière la plus compréhensible possible la liste des accidents nucléaires civils mais bloque tout le temps sur la meilleure manière d'expliquer des termes spécifiques.
Le soir, en cherchant des informations pour cet article, je tombe sur différents discours, certains "pro-nucléaires", d'autres "anti", d'autres encore plutôt "neutres". Je passe mon temps à les soumettre au crible de la critique des médias, un peu à l'instar de cet extrait de Lettres de Sibérie de Chris Marker. Je le fais plus pour moi que pour l'article que je veux publier.
Je note trois cas typiques : celui (A) d’une publicité réalisée par un lobby pro-nucléaire (le Forum nucléaire belge), (B) du discours d’une activiste anti-nucléaire australienne (Helen Caldicott) et (C) d’un scientifique issu d’un organisme de recherche indépendant (Roland Desbordes, président de la CRIIRAD)...
(A) Un discours pro-nucléaire : La radioactivité peut avoir des conséquences énormes sur votre vie [vidéo]
Cette vidéo est extraite d’une campagne de propagande vraiment très bien foutue signée par le Forum nucléaire (site de lobbying dont les membres – AREVA, Electrabel, Westinghouse... – sont tous financièrement impliqués dans la recherche ou l’énergie nucléaire). La campagne est bien faite car elle donne l’impression d’être neutre et de laisser libre court à notre raisonnement. C’est une argumentation classique du type antithèse-thèse (la thèse, ce que l’on veut prouver, se retrouve toujours en dernier lieu) du genre : vous êtes libre d’être contre le nucléaire parce que [contre-argument] mais avez-vous pensé à [argument] ? Dans ce cas-ci, les ficelles sont très grosses... Le raisonnement contenu dans cette vidéo se résume à une phrase du genre : "le nucléaire, ça peut créer une catastrophe comme Tchernobyl mais c’est aussi une technologie qui sauve des vies". La comparaison est osée dans le sens où on ne parle pas du tout de la même chose (la production d’électricité d’un côté ; la production de radionucléides à usage médical de l’autre) et où, par ailleurs, il suffit de quelques réacteurs nucléaires dans le Monde pour satisfaire la demande médicale, contrairement au problème de la demande en électricité. Enfin, la forme de la voix off fait également partie de l'argumentation : elle est sûre d'elle, presque joyeuse, comme si elle s'adressait à des enfants.
(B) Un discours anti-nucléaire : Dr Helen Caldicott Press Conference (11 mars 2011)
Là, j'ai trouvé l’exemple inverse : une campagne de propagande anti-nucléaire. L’argumentation utilisée par Helen Caldicott, médecin et militante anti-nucléaire australienne, est basée sur la peur : elle dit par exemple dans cette vidéo que "[la catastrophe du] Japon est, en termes de magnitude, bien pire que Tchernobyl" ou que "dans chaque piscine de refroidissement [de la centrale de Fukushima], il y a plus de radiations que toutes celles produites par un millier de bombes Hiroshima", ou encore que les gens qui reçoivent une dose massive de radiations meurent comme un patient du SIDA, ou enfin qu’il ne faut pas manger du tout d’aliments européens aujourd’hui car ces derniers seraient encore en grande partie contaminés par le nuage de Tchernobyl. Dans tous les cas, elle utilise des comparaisons monstrueuses (des "absolus mémoriels") pour faire monter la terreur dans l'esprit des auditeurs et ainsi tenter de convaincre : elle cite Tchernobyl, qui reste sans aucun doute encore aujourd’hui dans la mémoire collective l’accident nucléaire civil le plus atroce de l’histoire de l’humanité ; elle compare les radiations des piscines de refroidissement de la centrale de Fukushima avec celles d’Hiroshima (encore un absolu ; en plus la comparaison est farfelue : si c’est mille fois pire qu’Hiroshima, comment les liquidateurs sur le site irradié font-ils pour survivre plus d’une seconde ? Ou encore : qu’attend-on pour évacuer le Japon ?) ; elle utilise les symptômes du SIDA (alors que ça n’a strictement rien à voir) pour frapper les consciences, etc. Par ailleurs, son statut de médecin et son air docte lui donne un argument d'autorité supplémentaire.
(C) Un discours informatif, ni tout blanc, ni tout noir : Roland Desbordes, Les émissions radioactives de Fukushima [vidéo]
Voilà ce que je considère comme un discours plus "neutre", en tout cas un discours qui n’a rien à voir avec le lobbying des deux premiers. Ici, le but est d’informer, de manière rationnelle, et non de convaincre. Roland Desbordes est président de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité), une association loi de 1901 (on dirait ASBL en Belgique) indépendante qui, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, a notamment pour objectif d'informer la population française du niveau de radioactivité dans l'Hexagone, en se basant sur des résultats récoltés et analysés de manière indépendante de toute instance étatique. La situation décrite par Desbordes paraît inquiétante (il y a des particules d'iode 131 et de césium 137 qui font le tour du Monde) mais ne verse pas dans le sensationnalisme ou le terreur.
Plasticine
Soirée chez Léandra où il est quand même un peu question de Jonas. Elle a cuisiné du rouget accompagné de pâtes au pesto et de roquette. J'ai bien mangé. Et surtout : nous avons fait des objets en plasticine (elle : une maison, un oiseau, un éléphant, une voiture ; moi : moins doué, un escargot et une piste de bowling).
Le long-courrier de Stockholm
Tout compte fait, le reportage sur la garde alternée ne va pas être possible, faute de plage horaire disponible. Je ne passerai pas à la télévision. Tant pis, je m'en fous en fait. Le soir, je bois un Orval avec Walter et le vieux Lewis, qui ne se prend pas pour de la merde : "Ah ! Mais cet avion dans le ciel, c'est le long-courrier venant de Stockholm" ou encore : "Tu sais, Hamilton, au club, nous ne prenons que l'élite intellectuelle du pays" (bon, là, j'exagère un peu). Fin de soirée avec Walter et Emily. Je suis un peu saoul en rentrant chez moi.
Fête des mères
C'est la Fête des mères : repas en famille. J'ai acheté la première saison de "The Wire/Sur écoute" à ma maman. En fait, je ne suis pas sûr qu'elle apprécie vraiment le cadeau (c'est dommage). Maïté vient chercher ma fille en fin d'après-midi avec l'autre et son éternelle clope au bec, grrr... Fin de soirée dans une pizzéria de la place de Bethléem avec Emily, Andrew et Léandra. Cette dernière a l'air en forme et lorgne vers le gars de la table à côté (elle est de nouveau célibataire). Je bois de l'Orval. On termine la soirée chez Léandra, pour un "dernier café".
Mise en mer
Les cendres de ma tante sont jetées en mer. C'est la vie. Je passe la journée à la maison de mes parents avec ma fille et la soirée à Bruxelles avec Emily, Andrew, Walter et Lytle. Impossible de manger une pizza dans le Centre-ville à 23 heures (ça énerve un peu Andrew, qui sort à la patronne : "Vous voulez perdre de l'argent ? C'est ça que vous voulez ? D'accord !"). Fin de soirée au Bison. Lytle rentre en Noctis. Walter en taxi. Andrew est parti depuis longtemps. Je raccompagne Emily, avec son vélo, jusqu'à la place Louise, où nos chemins se séparent.
Jonas et Léandra
Je dîne avec Léandra près de la place Rogier, à Bruxelles. Elle ne va pas très bien, à cause de Jonas (elle sent que ça ne va pas). Après un bon repas, elle me laisse pour repartir au boulot. Je m'apprête à prendre mon train pour Namur mais Léandra me recontacte après un quart d'heure à peine : de retour à son bureau, elle voit que Jonas l'a plaquée... par mail ! Du coup, elle prend congé l'après-midi, je fais demi-tour et nous allons prendre un verre à La Lunette, sur la Place de la Monnaie... Ils n'ont plus d'Orval non plus (tiens donc !). À la place, ils servent de la Stella Artois tiède et (forcément) répugnante.
Ce Jonas ne sait pas ce qu'il veut, il a peur de s'investir apparemment. Léandra refuse (et elle a bien raison) de se laisser plaquer par message et veut absolument le voir pour discuter de ce qui ne va pas.
Soirée chez mes parents avec ma fille (il fait plein soleil dehors), près du saule pleureur.
